Quelle est la consommation électrique d' une caméra de surveillance : coût annuel estimé

Consommation électrique d’une caméra de surveillance : de 3 à 15 W, mais quel coût à l’année ?

Une caméra de surveillance grand public consomme généralement 3 à 15 W en fonctionnement continu, selon son équipement. Allumée 24 h/24, une caméra de 5 W utilise 43,8 kWh par an, contre 87,6 kWh pour un modèle de 10 W. Avec un prix d’électricité pris comme exemple à 0,25 €/kWh, cela représente respectivement 10,95 € et 21,90 € par an, hors enregistreur et équipements réseau.

La dépense réelle dépend surtout de la puissance moyenne, de la vision nocturne et du temps passé en activité. Le Wi-Fi, la batterie ou le solaire ne suffisent donc pas, à eux seuls, à désigner la solution la plus économe.

Des watts aux euros : calculer ce que coûte une caméra allumée en permanence

Les watts (W) indiquent la puissance électrique absorbée à un instant donné. Les kilowattheures (kWh) mesurent l’énergie consommée pendant une durée. Une caméra de 10 W ne consomme pas « 10 watts par heure » : elle utilise 10 Wh en une heure, soit 0,01 kWh.

Calculer la consommation électrique d’une caméra

Estimez la consommation et le coût d’une caméra de surveillance ou d’une installation complète, avec ses équipements associés.

Caméras
Puissance consommée lorsque la caméra n’est pas en fonctionnement actif.
Période et tarif
Équipements associés
Puissance totale du NVR, du switch PoE, de l’alimentation réseau ou d’autres équipements. Elle est considérée comme consommée 24 h/24 pendant les jours d’utilisation.

Pour un fonctionnement permanent, le calcul est simple : consommation annuelle = puissance moyenne en W × 24 × 365 ÷ 1 000. Multipliez ensuite le résultat par le prix du kWh indiqué sur votre contrat.

Puissance moyenneConsommation annuelleCoût annuel à 0,25 €/kWh
3 W26,28 kWh6,57 €
5 W43,8 kWh10,95 €
10 W87,6 kWh21,90 €
15 W131,4 kWh32,85 €

Le tarif de 0,25 €/kWh est ici une hypothèse de calcul, pas un tarif réglementé annoncé. À ce prix, une caméra de 10 W coûte 0,06 € par jour, soit 1,80 € sur un mois de 30 jours. L’abonnement électrique n’est pas intégré, puisqu’il n’est généralement pas souscrit pour la seule caméra.

Si votre contrat distingue heures pleines et heures creuses, répartissez les kWh entre ces deux périodes pour affiner l’estimation.

Comparer les caméras sans confondre connexion et alimentation

Une caméra « sans fil » peut transmettre ses images en Wi-Fi tout en restant branchée sur une prise. À l’inverse, un modèle sur batterie peut fonctionner sans alimentation permanente. Le mode de connexion ne décrit donc pas toute la consommation.

Infographie sur la consommation électrique d’une caméra de surveillance en watts, kWh et coût annuel
Infographie sur la consommation électrique d’une caméra de surveillance en watts, kWh et coût annuel
Type de caméraRepère ou point de vigilance
Intérieure basique sur secteurEnviron 3 à 5 W, selon le modèle et les fonctions actives.
Extérieure filaireEnviron 6 à 12 W, notamment selon l’éclairage nocturne.
Motorisée PTZEnviron 10 à 18 W ; certains modèles dépassent 15 W.
Wi-Fi ou 4GComparer la veille, les transmissions et la puissance active.
PoEInclure les pertes et la consommation propre du switch ou de l’injecteur.
Batterie ou solaireDistinguer l’énergie utilisée par la caméra de celle prélevée sur le réseau.
En lien avec cet article :  Domotique : définition, fonctionnement et exemples concrets

Le PoE, ou Power over Ethernet, fait passer les données et l’alimentation dans un câble réseau. Il facilite l’installation, mais ne garantit pas une consommation inférieure au Wi-Fi. Pour comparer honnêtement deux solutions, examinez des caméras aux fonctions équivalentes et l’ensemble de leur alimentation.

Une caméra sur batterie consomme bien de l’énergie : celle-ci est fournie lors des recharges. Avec un panneau solaire suffisant, la consommation directe sur le réseau peut être nulle. L’autonomie reste toutefois liée à l’exposition, à la saison et au nombre de déclenchements. Pour un emplacement isolé, vérifiez donc les conditions hivernales plutôt que la seule autonomie annoncée.

Veille, détection et vision nocturne : ce qui change la puissance moyenne

Une caméra peut rester alimentée sans enregistrer en permanence. Elle maintient alors certaines fonctions : connexion réseau, analyse de l’image ou attente d’un événement. Arrêter l’enregistrement ne signifie pas nécessairement mettre la caméra en veille profonde.

La détection économise surtout si la caméra peut réellement dormir

Sur un modèle sur batterie conçu pour se réveiller à la détection, les périodes de repos peuvent réduire fortement l’énergie utilisée. Sur une caméra secteur qui analyse constamment la vidéo, enregistrer uniquement les mouvements peut surtout économiser du stockage, avec un gain électrique plus limité.

Pour illustrer le calcul, supposons une caméra à 7 W pendant 20 heures et à 10 W pendant 4 heures chaque jour. Elle consomme (7 × 20 + 10 × 4) ÷ 1 000, soit 0,18 kWh par jour et 65,7 kWh par an. Il faut donc connaître les deux puissances et leurs durées, pas seulement les heures d’enregistrement.

La nuit et les équipements motorisés augmentent les besoins

Les LED infrarouges, les projecteurs et les mouvements d’une caméra PTZ ajoutent une consommation variable. La haute résolution, le suivi automatique et les traitements d’intelligence artificielle peuvent aussi solliciter davantage l’électronique. Leur impact dépend du matériel : une caméra 4K récente n’est pas automatiquement plus énergivore que tout modèle Full HD.

En lien avec cet article :  Placage bois : techniques, essences et finitions

Pensez également à l’environnement immédiat : une toile d’araignée ou une plaque de mousse proche de l’objectif peut devenir très visible sous l’infrarouge et perturber certaines détections vidéo. Avant de réduire la sensibilité, nettoyez le champ proche et écartez les végétaux mobiles. Vous pouvez ainsi limiter les réveils, les clips inutiles et les notifications sans rendre la surveillance moins attentive aux vrais passages.

Mesurer toute l’installation et réduire la dépense sans perdre en sécurité

La fiche fabricant constitue le premier repère, mais distinguez puissance maximale, puissance habituelle et capacité de l’adaptateur. Une alimentation marquée 12 V et 1 A peut fournir 12 W ; cela ne prouve pas que la caméra absorbe constamment cette puissance.

Pour une caméra secteur, placez un wattmètre compatible entre la prise et l’adaptateur. Relevez les kWh sur plusieurs journées représentatives, avec fonctionnement nocturne, détections et consultations à distance. Une mesure instantanée en plein jour risque de sous-estimer l’usage réel. Pour une installation PoE, mesurez l’alimentation du switch en précisant les appareils raccordés.

Avec plusieurs caméras, additionnez aussi l’enregistreur NVR ou DVR, son disque dur et les équipements dédiés. À titre d’exemple, quatre caméras de 5 W représentent 20 W. Si l’enregistreur et l’alimentation réseau ajoutent ensemble 15 W moyens, l’installation atteint 35 W, soit 306,6 kWh et 76,65 € par an à 0,25 €/kWh. Ce scénario est une hypothèse, pas une mesure de matériel précis.

Évitez toutefois d’attribuer toute la consommation d’une box déjà utilisée au seul système de surveillance. Le stockage cloud mobilise aussi une infrastructure distante, dont l’énergie n’apparaît pas intégralement sur votre compteur.

  • Cadrez les zones utiles pour éviter les déclenchements dus à la rue ou aux branches.
  • Réglez l’éclairage nocturne selon la distance à surveiller, sans compromettre l’identification.
  • Adaptez résolution et fréquence d’image après avoir vérifié la lisibilité des détails importants.
  • Privilégiez une veille adaptée si des réveils ponctuels répondent réellement au besoin de sécurité.
  • Comparez les puissances moyennes avant l’achat, plutôt que la seule mention « économe » ou « solaire ».

Le bon choix n’est pas forcément la caméra consommant le moins : c’est celle qui couvre la zone nécessaire, avec une image exploitable et sans équipements superflus alimentés en permanence.

Retour en haut